( 26 juin, 2017 )

Les destructifs

Plusieurs cadres du parti minimisent l’impact du départ de plusieurs élus pour le nouveau groupe parlementaire, tout en s’indignant de l’utilisation du nom « Républicains ». Condamner tout en ne se montrant pas trop touchés, tel est l’exercice d’équilibriste auquel se prêtent les Républicains depuis l’annonce par Thierry Solère de la création d’un groupe indépendant à l’Assemblée: « Les Républicains constructifs, UDI, et indépendants ». Une décision qui ampute le parti d’une vingtaine d’élus et de la totalité des députés UDI.  Depuis la scission, c’est notamment l’appellation de la nouvelle force parlementaire qui fait enrager certains à droite. « Comme si nous autres n’étions pas des élus soucieux de servir l’intérêt général, c’est vraiment minable », s’agace Laurent Wauquiez, figure de l’aile droitière du parti, cité par Le Parisien. Moqueur, il propose de nouveaux noms pour ses anciens camarades: « à leur place, je me serais plutôt appelé le Club des mangeurs de soupe ou bien les Destructifs ».  Selon L’Opinion, le secrétaire général de LR Bernard Accoyer a même indiqué mercredi lors du bureau politique qu’il comptait demander l’interdiction de l’utilisation du mot « Républicains » pour le nouveau groupe.   Invité de Radio Classique ce jeudi, ce dernier a à son tour ironisé sur le terme ‘ »constructifs ». Selon lui, la vingtaine de parlementaires partis former un groupe avec l’UDI ne seraient que des « supplétifs » au service d’un Premier ministre « dont le charisme n’est pas ébouriffant ».   Avant de minimiser l’impact de ces départssur la famille LR. « N’en faisons pas une montagne: l’UDI n’arrivait pas à faire un groupe toute seule. Elle a décidé, avec la complicité de Solère et de quelques autres, de faire un nouveau groupe », indique-t-il, pointant des « démarches personnelles ».   « C’est un groupe UDI qui a récolté, récupéré un certain nombre de Républicains qui étaient en affaires politiques avec l’exécutif depuis longtemps, puisqu’il y a l’essentiel de ceux qui n’ont pas eu des candidats En Marche contre eux aux législatives », a conclu l’ancien président de l’Assemblée.

( 31 mai, 2017 )

Vu d’en haut

On dit que les femmes sont subtiles. Ce n’est pas le cas de la mienne. Ou alors, il s’agit d’une forme de subtilité qui m’échappe (tant elle est subtile, n’est-ce pas). Cela fait des mois qu’elle me répète à quel point le monde doit être joli vu du ciel, d’une montgolfière, « par exemple ». Du coup, je savais quoi lui offrir pour son anniversaire. :) Et le week-end dernier, j’ai donc effectué en sa compagnie un vol en montgolfière à Albi. Et même si ce n’était a priori pas ma tasse de thé, j’ai été enchanté par cette expérience. Cela s’est avéré être un bon moyen de s’extraire du quotidien, et d’avoir une vue d’ensemble sur notre existence. En général, on en vient à oublier quelle est notre place dans l’univers. On est à ce point plongés dans l’actualité qu’on en vient à perdre de vue notre taille relative. Pourtant, il m’a suffi de grimper dans une montgolfière et de contempler le monde en bas pour comprendre à quel point tout cela est ridicule. Vu de là-haut, le monde apparaît en effet tel qu’il est, à la fois gigantesque et sublime. Les hommes ne sont plus que des insectes, les villes ne sont plus que des taches dans le paysage. Là-haut, on se souvient que l’être humain est au fond insignifiant, et que son principal problème est qu’il s’imagine plus important qu’il ne l’est réellement. Et cette petitesse est aussi temporelle : nous vivons si peu longtemps au regard de l’histoire du monde que l’importance que nous nous accordons est stupéfiante. Nos gratte-ciel ne sont en fait que des châteaux de sable au regard de l’univers. Le monde qu’on aperçoit depuis les cieux existait bien avant que l’homme se différencie du singe, et demeurera bien après sa disparition. Je vous vois sourire, et je sais ce que cette réflexion peut avoir de benêt, dit comme ça : mais je crois qu’il faut avoir réalisé soi-même un vol en montgolfière pour saisir ce que je veux dire. Parce que c’est une chose que de savoir à quel point nous sommes infiniment petits en ce monde ; et c’en est une toute autre que de le sentir physiquement. Si vous aussi vous éprouvez le besoin de remettre les choses en perspective, je vous invite à faire un vol en montgolfière. Je vous mets en lien celui que j’ai fait à Albi, mais il y en a un peu partout ailleurs. Retrouvez plus d’informations sur l’organisateur de ce de ce baptême de l’air en montgolfière à Albi.

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( 29 mai, 2017 )

La santé et la sécurité routière

La prise en compte de cette dimension, avec l’implication de nouveaux acteurs du monde de la santé, modifie la nature des recherches et ouvre de nouvelles pistes, qu’il s‘agisse des individus et particulièrement des usagers vulnérables ou d’une vision plus globale de la santé publique à travers une approche épidémiologique. Quels sont les effets liés aux dégradations de l’état de santé, à la prise de médicaments, etc., sur la conduite ? Comment, dans une perspective globale, prendre en compte des conducteurs qui sont normalement et diversement “diminués” par rapport à ce qui est attendu d’un conducteur “ordinaire” ? Comment faire le lien entre les risques de la pratique automobile et leurs conséquences immédiates et à court terme (morts, blessés) ? Comment notamment étudier le devenir des victimes sur de multiples plans, qu’ils soient médical, professionnel, social, familial… ? Comment rendre compte, en termes de santé publique et non de problèmes individuels, des conséquences négatives de la pratique automobile ? Quelles perspectives épidémiologiques et économiques développer pour permettre une approche globale de ce risque ? Les recherches engagées apporteront des réponses à court terme sur les phénomènes susceptibles de perturber la vigilance et l’attention au volant et à plus long terme sur les conséquences médicales, psychologiques, sociales, familiales d’un accident de la route.

( 23 avril, 2017 )

Un an après, le mouvement Nuit debout est toujours là

Un an après son premier rassemblement, le mouvement se rassemble place de la République. L’occasion pour Nuit debout de trouver un nouveau souffle à la veille de l’élection présidentielle.  Il y a un an jour pour jour, des centaines, puis des milliers de personnes se rassemblaient sur la place de la République à Paris et dans d’autres villes de province, initialement pour s’opposer à la loi travail. Ils décidaient de ne pas rentrer chez eux, et de «rester debout» sous l’impulsion de François Ruffin, réalisateur du film Merci patron, ou de l’économiste Frédéric Lordon. Le mouvement Nuit debout voyait le jour. Sans leaders définis ni appareil organisationnel, il a agrégé pêle-mêle des militants d’Europe-Écologie Les Verts et du Front de gauche, des syndicalistes, des militants associatifs, des anarchistes, des étudiants… Avec une seule interrogation en commun: comment pourrait-on changer les choses?  Après l’adoption par le parlement de la loi El Khomri, et avec l’arrivée des longues journées estivales, Nuit debout avait perdu de sa superbe et avait finalement fini par s’éteindre. Les militants se faisaient plus rares, et les nombreuses tentes installées en avril dernier ont laissé place à des rampes pour les skateurs sur la place de la République. Mais jusqu’à dimanche, Nuit debout va renaître pour célébrer son anniversaire. À l’image des AG qui se déroulaient jusque tard dans la nuit au printemps dernier, des prises de parole et des débats seront organisés, ainsi que des concerts et des projections de films. «Le but de cet anniversaire n’est pas de célébrer l’anniversaire, mais de se tourner vers l’avenir, de montrer que Nuit debout n’a pas servi à rien», témoigne au Figaro Laury-Anne Cholez, «Nuitdeboutiste» et journaliste à Gazette debout, une publication issue du mouvement.

( 21 avril, 2017 )

Espagne: le dogme politique

Avant-hier, j’ai dû assister à un colloque à Saragoza où j’ai eu l’occasion de débattre de l’actualité avec plusieurs collègues, et surtout du flux de migrants vers l’Europe. J’ai alors noté au cours de ce débat que de nombreuses personnes ne voyaient pas la différence entre patriotisme et patriotisme. Une incompréhension qui n’a pas manqué d’attiser la discussion et d’instaurer d’importants malentendus. Car évidemment, si les deux termes sont trop souvent reliés, ils ne se confondent pas. Le patriotisme est la passion qu’on porte à son son pays. Un attachement qui implique que l’on est décidé à le privilégier. Il est parfois assimilé au nationalisme, c’est dans les faits un concept beaucoup plus ancien, qui profite d’un attirail théorique bien moindre. Le nationalisme suppose que les nations sont des entités confirmées, alors que le patriotisme, quant à lui, peut simplement signi?er la dévotion à une région ou une bourgade et ne nécessite pas de faire appel à l’idée nébuleuse de « pays ». Le patriotisme est davantage une sensibilité qu’un dogme politique, au final, même s’il peut quand même inspirer l’action de différentes manières, notamment en temps de dissension. On pourrait a priori croire qu’il grandit dans la mouvance naturelle du conservatisme, mais force est de constater que les régimes de gauche se sont appuyés sur le du sentiment patriotique. Ainsi, par exemple, le bloc soviétique s’en est servi au cours de la guerre dite Patriotique (la 2nde Guerre mondiale). Dans des contextes particuliers, le patriotisme peut de plaque aux partis, comme cela se produisit en Angleterre au XVIIIe siècle, où le terme « patriote » en est venu à figurer une idéologie nationaliste; pour autant, de telles associations ne perdurent jamais très longtemps. Au final, mon seul regret durant ce colloque en Espagne aura été au final de n’avoir pas eu le temps de découvrir l’endroit. C’est quelque chose qui me contrarie toujours : être envoyé en séminaire et ne pas avoir le temps de explorer le pays. J’espérais naturellement en profiter pour apprécier un peu plus la destination (je n’y étais jusque là jamais allé), que ce soit entre collègues ou en solo. Malheureusement, nous avons passé tout notre temps enfermé dans une salle de meeting. Et histoire d’enfoncer le clou, dans des salles offrant une vue splendide par la fenêtre ! Je crois que mon entreprise est parvenu à inventer une forme de torture moderne. Heureusement que l’organisation était exceptionnelle, ce qui contrebalançait cette faute. Davantage d’information sur ce séminaire en Espagne.

( 16 mars, 2017 )

Les Tech contre Trump

Les géants de la high-tech regorgent d’ingénieurs d’origine étrangère qui adorent la mondialisation, à mille lieux de l’idéologie trumpienne de l’Amérique d’abord. L’utopie numérique de la Silicon Valley, fondée sur la mondialisation, la dérégulation et la transparence, est à l’exact opposé des valeurs défendues par le président Donald Trump: le protectionnisme économique doublé d’un nationalisme anti-immigrés. Ces deux mondes sont entrés en collision après la signature par Trump le vendredi 27 janvier d’un ordre exécutif suspendant l’accueil de réfugiés (sauf chrétiens) et d’immigrants venant de sept pays à majorité musulmane. Alors que de nombreux PDG d’autres secteurs ont refusé de faire des commentaires sur le sujet, la plupart des poids lourds de la tech ont diffusé des messages critiquant la politique migratoire du président. Beaucoup ont aussi promis de donner de l’argent pour aider les personnes affectées. Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, a écrit à ses employés qu’il allait soutenir un procès contre l’ordre exécutif et qu’il démarcherait le Congrès pour voir comment le bloquer au niveau législatif. Le lundi 30 janvier, plus de deux milles employés d’Alphabet, la société mère de Google, ont quitté leur poste de travail pour manifester contre le décret. Le PDG Sundar Pichai et le co-fondateur de Google, Sergeï Brin (qui avait manifesté à l’aéroport de San Francisco le jour d’avant), ont fait des discours. L’entreprise a déclaré qu’une donation de deux millions de dollars serait versée à des associations de défense des droits des réfugiés et immigrés. De même, Lyft a donné un million de dollars à l’ACLU, l’organisation dont les avocats ont obtenu la suspension des détentions le dimanche 29 janvier. Le PDG de Netflix a qualifié les actions de Trump d’«anti-américaines», le PDG de Slack a parlé d’initiatives «maléfiques», et le PDG d’Airbnb a offert des logements gratuits aux réfugiés dont les vols pour les États-Unis ont été bloqués. Un mouvement «Tech against Trump» a été lancé, avec une manifestation prévue le 14 mars à Palo Alto. Seuls Uber s’est démarqué, profitant d’une grève des taxis new-yorkais protestant contre le «muslim ban» pour augmenter les tarifs de ses courses. Ce qui lui vaut depuis de nombreux appels publics à supprimer l’application de son smartphone. Cette élite californienne et progressiste de la tech –composée en grande partie par des surdiplômés d’origine immigrée– représente à peu près tout ce que rejette la rhétorique populiste de Trump.  Le fossé était déjà apparent pendant la campagne. En juin 2016, plus de cent leaders de la tech, dont les patrons d’eBay, de Yelp et de Reddit, avaient publié une lettre ouverte expliquant que Trump serait un «désastre pour l’innovation». «Sa vision va à l’encontre de l’échange ouvert d’idées, de la libre circulation des personnes et des interactions productives avec le monde extérieur», avaient-ils résumé. Ils avaient aussi souligné à quel point Trump avait l’air de mal comprendre internet: «Donald Trump propose de « fermer » des parties d’internet comme stratégie sécuritaire –ce qui révèle une erreur de jugement et une ignorance quant au fonctionnement de la technologie.» Après l’élection de Trump, l’idée d’une sécession de la Californie –le Calexit– a connu un regain d’intérêt et les sympathisants ont commencé à récolter des signatures pour organiser un référendum sur le sujet. «Si Trump gagne, j’annonce et je finance une campagne pour que la Californie devienne sa propre nation», avait tweeté Shervin Pishevar, un investisseur de la Silicon Valley.  Il semble depuis plus sceptique au sujet de la sécession et refuse d’en parler à la presse. Plus extrême, Balajit Srinivasan, qui travaille dans le capital risque, a récemment réitéré son idée de faire de la Silicon Valley une société autonome non gérée par le gouvernement. Peu après l’élection de Trump, il a dit au Wall Street Journal que son réseau de l’université de Stanford, «le connectait plus à Harvard et à Pékin qu’à la Central Valley», la région agricole de la Californie. En 2014, le magazine GQ racontait l’épopée Blueseed, soit déjà le projet de créer sur un immense navire une Silicon Valley flottante au large des côtes californiennes sur lequel ne s’appliquerait pas les lois américaines, notamment en matière de taxes et de droit du travail.  Or, c’est en partie en repoussant cet idéal d’une l’élite globalisée que Trump a séduit l’électorat blanc qui n’a pas profité de la mondialisation. Si les entreprises de la tech sont aux premières loges du combat contre Trump, c’est à la fois une question d’intérêt et de valeurs. En effet, comme l’explique l’historien Fred Turner, les idéaux du monde de la tech sont issus d’une contre-culture californienne de gauche. Si on regarde les contributions financières faites par les employés de la tech à des candidats politiques, on voit que le secteur est parmi les plus progressistes du pays (seuls Hollywood, les universitaires et les médias sont plus à gauche.) Mais comme le souligne Turner, les idéaux de la Silicon Valley sont plus proches d’une gauche libertarienne qu’interventionniste. Alors que sur les questions d’immigration, tous les dirigeants de la tech sont à la gauche de Trump, ils sont par contre en général peu friands de sa critique de la mondialisation et du libre-échange. Quand les deux-tiers ou les trois-quarts des PDG de la Silicon Valley viennent d’Asie du Sud ou d’Asie, je pense… Un pays, c’est plus qu’une économie Pendant la campagne, Trump a par exemple promis que sous sa présidence, les iPhones seraient désormais assemblés aux États-Unis, ce qui coûterait beaucoup plus cher à Apple. Il a aussi dit qu’il taxerait fortement les produits d’entreprises américaines qui sont faits dans des usines à l’étranger. Mais lors d’une rencontre en décembre à la Trump Tower avec tout le gratin de la Silicon Valley, le président s’était voulu beaucoup plus rassurant: «Nous allons faire en sorte que vous puissiez facilement commercer par-delà les frontières», avait-il dit. Après la réunion, aucun des PDG n’avait critiqué Trump. Ceci dit, les tensions sont sur le point d’empirer. En effet, selon le site Bloomberg, Trump s’apprête à signer un ordre exécutif qui pourrait rendre plus difficile l’obtention de visas H1B, utilisés par les entreprises américaines, particulièrement dans la tech, pour recruter des immigrés ultra-qualifiés dans des secteurs clés. À droite comme à gauche, de nombreux responsables politiques s’accordent pour dire que ce programme est trop souvent utilisé par des sous-traitants qui embauchent des immigrés pour faire des économies, un détournement de sa mission originelle. Trump veut que priorité soit donnéee aux Américains. En novembre 2015, Steve Bannon, qui était alors encore directeur de Breitbart News, interviewait Trump, candidat aux primaires, à ce sujet dans une émission radio. Trump disait que les étudiants étrangers qui vont dans des universités américaines prestigieuses devraient pouvoir rester aux États-Unis s’ils ont beaucoup de talent.  Bannon, qui est désormais conseiller stratégique du président à la Maison-Blanche, avait alors rétorqué (en citant des chiffres exagérés): «Quand les deux-tiers ou les trois-quarts des PDG de la Silicon Valley viennent d’Asie du Sud ou d’Asie, je pense… Un pays, c’est plus qu’une économie, c’est une société civile.» Sa vision xénophobe semble avoir triomphé. Le nouveau décret du président a déjà affecté des centaines d’étudiants étrangers qui ne peuvent pas immédiatement revenir aux États-Unis, des étudiants dont certains rêvaient probablement d’une carrière dans la Silicon Valley.

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( 15 février, 2017 )

La Russie développe son secteur aérien

La première compagnie aérienne russe Aeroflot va acheter sa concurrente Transaero, étranglée financièrement par la crise économique qui frappe la Russie, ont annoncé mardi des sources concordantes. Le principe d’une offre sur 75% du capital de Transaero a été approuvé au cours d’une réunion dirigée par le numéro deux du gouvernement russe Igor Chouvalov et doit maintenant être formalisé par le conseil d’administration d’Aeroflot, a indiqué une source proche du gouvernement. Contactée par l’AFP, cette compagnie publique n’a pas souhaité faire de commentaires. Transaero a ensuite confirmé la tenue de cette réunion et jugé qu’une offre d’Aeroflot serait « dans l’intérêt du développement de l’aviation civile ». « Les actionnaires de Transaero estiment que cette mesure répond aux intérêts des passagers, des employés et des partenaires de la compagnie », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Créée en 1991, Transaero est la deuxième compagnie aérienne russe et la première compagnie privée. Elle a transporté sur les six premiers mois de l’année 5,7 millions de passagers contre 10,9 millions pour Aeroflot. Transaero s’est lourdement endettée ces dernières années pour moderniser sa flotte et se trouvait menacée de faillite. Elle n’a donc pas d’autre choix que d’accepter l’offre de sa rivale pour survivre, selon le journal économique Vedomosti. Signe de l’étendue de ses difficultés financières : selon des sources citées par les agences de presse russes, la transaction a été fixée au prix symbolique d’un rouble (1,4 centime d’euro). Avec une flotte de 106 appareils, Transaero dessert outre le marché intérieur la plupart des capitales européennes mais aussi de nombreuses destinations long courrier prisées des vacanciers russes comme les Caraïbes et la Thaïlande. Elle a à ce titre particulièrement souffert de la crise économique qui frappe la Russie. La baisse du pouvoir d’achat de la population affecte en effet le trafic à l’international et pousse les compagnies à réduire leurs marges, voire à vendre leurs billets à perte pour remplir leurs avions. D’autre part, l’effondrement du rouble augmente les coûts liés au dollar, comme la location et l’entretien des avions ou encore le remboursement des crédits. Transaero ainsi que la troisième compagnie russe Utair, également en difficulté, avaient demandé l’aide de l’Etat. Mais selon la presse russe, les pouvoirs publics étaient réticents et Aeroflot s’y opposait, estimant que ces compagnies payaient le prix de leur endettement excessif et de leur politique de prix bas appliquée ces derniers mois. Aeroflot, contrôlée à 51% par l’Etat, est l’héritière du monopole aérien russe. Elle appartient à l’alliance SkyTeam avec notamment Air France-KLM. Si elle a mieux résisté que ses rivales à la crise, elle a malgré tout accusé une perte nette de 3,5 milliards de roubles (47 millions d’euros) sur les six premiers mois de l’année, soit 86% de plus qu’un an plus tôt. A retrouver sur Simulateur de vol.

( 31 janvier, 2017 )

J’ame BMW

beemer

( 31 janvier, 2017 )

Porte à porte en Arabie Saoudite

A l’ère des ventes en ligne, John Gunti, Indien expatrié en Arabie saoudite, semble appartenir à une autre époque: il fait du porte-à-porte pour proposer des livres. Il arpente les rues du centre d’affaires de la capitale saoudienne, Ryad. Objectif: vendre la collection américaine World Book Encyclopedia en 22 volumes. Poids: 25 kg. « Le démarchage, c’est ma passion », dit-il, en feignant d’ignorer l’accessibilité sur un smartphone de la collection qu’il propose et l’impact de la crise économique sur ses clients potentiels. John Gunti, 47 ans, s’accroche à son métier. La disponibilité, dit-il, est ce qui distingue le vendeur en direct d’un affichage statique dans une librairie où personne ne donne vraiment d’explications détaillées sur un produit. « Vous me poserez 100 questions, je répondrai à vos 100 questions », dit-il. Il transporte avec lui dans une élégante sacoche noire des documents publicitaires pour soutenir son argumentaire de vente. Après 11 ans de métier et une expérience antérieure de visiteur médical en Inde, M. Gunti assure pouvoir vendre n’importe quel produit. « Si vous voulez vendre de la pierre, vous pouvez la vendre. Du sable ‘ Vous pouvez le vendre. Ce qui importe, c’est l’attitude », dit-il à l’AFP. Pour lui, les livres ont toujours leur place, même si ses ventes sont quasiment tombées à zéro. Fini le temps où son entreprise Pioneer House comptait une vingtaine de démarcheurs, tous originaires d’Asie. John Gunti dirigeait alors une équipe de quatre personnes et prenait des commissions sur leurs ventes. Cette période faste a pris fin il y a deux ans avec la chute des recettes pétrolières de l’Arabie saoudite et le début des difficultés économiques pour ce pays. « La demande a baissé », déplore M. Gunti, qui ne poursuit plus son activité qu’avec un unique employé chez Pioneer House. Il vit des 25% de commission qu’il encaisse sur chaque vente de la World Book Encyclopedia, au prix de 2.000 riyals (488 euros). Il propose aussi la collection plus coûteuse de l’Encyclopedia Britannica, ainsi que des encyclopédies pour enfants et des programmes éducatifs multimédia, en frappant jusqu’aux portes des écoles. « Il y a eu des moments où je vendais cinq ou six encyclopédies par mois », se rappelle M. Gunti, des lunettes vissées sur le haut de la tête. « L’idéal, c’était de conclure une vente sur cinq présentations ». Maintenant, il faut 100 démarchages pour réaliser une vente et donc « plus d’efforts pour rencontrer plus de gens ». Dans le quartier d’affaires de Ryad, John Gunti passe son temps à courir d’une tour à une autre, avenue Olaya ou boulevard King Fahad. L’expérience l’a aguerri. « Lorsque je rentre dans un bureau, je ne m’adresse pas à n’importe qui », dit cet anglophone qui parle un peu l’arabe. En abordant un client potentiel, « je me présente d’une manière amicale » avant d’engager avec lui une discussion pour avoir « une idée sur ses enfants, leurs âges et tout le reste ». Ses meilleurs clients sont les Syriens, les Egyptiens et les Palestiniens, nombreux parmi les millions d’expatriés vivant dans le royaume saoudien. Mais « tout dépend de la façon dont vous faites votre présentation », confie M. Gunti. « Le client achète à cause du vendeur – pas à cause du produit, pas à cause de l’entreprise. C’est une question de confiance ». Il voit la prospection « comme un jeu ». « L’affaire doit être conclue sur le champ, il n’y a pas de seconde chance », dit-il. D’autant que chaque client s’interroge sur l’opportunité d’acheter l’encyclopédie alors qu’une version électronique est disponible sur internet. M. Gunti répond: « Un livre est plus confortable » et « a sa place » dans une bibliothèque. Porté par sa passion d’aider des enfants à apprendre, il estime qu’existe toujours un « grand marché » pour les livres.

( 17 novembre, 2016 )

Boire un vin

J’adore inviter ma douce dans des restaurants chics, mais il y a toujours un moment que je déteste : c’est lorsqu’il faut déterminer quel vin va correspondre le mieux au menu. La scène se termine invariablement de la même manière : je choisis un vin au petit bonheur la chance, en espérant qu’il sera plus ou moins raccord avec la viande. Ma femme, connaissant mon incompétence avérée dans le domaine, m’a cependant proposé dernièrement de participer à un cours d’oenologie à Reims. Et si j’y suis allé en rouspétant un peu (je n’aime pas qu’on me force la main), je dois dire que cette dégustation s’est avérée assez grisante (vous remarquerez la finesse du jeu de mots). D’une part, l’ambiance y était relaxée. Et ça, déjà, ça faisait du bien. Bizarrement, je m’attendais plus ou moins à atterrir au beau milieu d’un atelier d’initiés, durant lequel certains utiliseraient des mots alambiqués pour souligner la profondeur de mon inexpérience. Mais ô joie, je me suis vite aperçu une fois sur place que la plupart des participants ne s’y connaissaient pas plus que moi. Cela a permis d’échanger entre nous sans malaise, sans qu’il y ait une quelconque hiérarchie. Nous avons donc galéré ensemble pour analyser les vins qu’on nous proposait. Au début, il y avait beaucoup d’hésitations, mais nous avons fini par nous en sortir avec brio. Mais ce qui m’a de loin le plus fasciné pendant cet atelier, c’est qu’on y prend conscience de pas mal de choses. Au-delà du jeu de la dégustation, on apprend vraiment, et qui plus est des choses essentielles. On identifie par exemple au fil de la soirée les sensations qu’on préfère, et cela permet de dénicher quelques vins qui correspondent parfaitement à nos goûts ! La semaine prochaine, j’emmène ma femme dans un endroit chic : je crois qu’il est temps de tester mes nouvelles connaissances dans le cadre d’un exercice pratique ! Si vous n’avez jamais testé ce genre d’atelier, vous devriez essayer au moins une fois. Je vous mets en lien vers le site où ma femme a trouvé ce cours d’oenologie à Reims, si ça vous intéresse. Suivez le lien pour toutes les infos.

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