( 11 juin, 2018 )

Les trophées pour l’emploi des personnes handicapées

L’APAJH organise chaque année les Trophées de l’APAJH qui sont l’occasion de remettre des prix à des entreprises au titre de la catégorie « Entreprise citoyenne ». Ont ainsi été distingués : des petites et moyennes entreprises comme Diprosane, un fabricant breton de produits chimiques récompensé pour l’embauche de deux personnes déficientes intellectuelles dans une équipe de six salariés (Trophée 2005), le cabinet de recrutement TH Conseil (Trophée 2007) et de grands groupes tels que France Télécom – Orange (Trophée 2008) ou EDF (Trophée 2009). En 2017, choisie parmi trois entreprises nommées, la start-up Avencod (Alpes-Maritimes) a été distinguée pour la valorisation des talents des personnes autistes. Le Prix KLESIA59 « Accompagnement handicap » a quant à lui pour but de récompenser les initiatives des associations et des fondations en faveur des personnes en perte d’autonomie, personnes handicapées ou personnes âgées dépendantes. Il récompense une initiative en faveur de l’emploi. La dixième édition a eu lieu en 2017. Depuis 2008, le Prix OCIRP « Acteurs Économiques & Handicap » a pour objectif de faire connaître et de valoriser les actions innovantes menées par les entreprises privées, publiques ou les acteurs de l’économie sociale au profit d’une meilleure intégration des personnes handicapées dans la société. Ce prix récompense indistinctement des projets sur huit thématiques différentes : « Accompagnement personnalisé », « Communication, citoyenneté et loisirs », « Création d’activités économiques, emploi et sensibilisation », « Parcours scolaire et enseignement », « Pratiques et initiatives des branches professionnelles », « Réalisations et partenariats territoriaux », « Recherche appliquée et innovations technologiques », « Vie affective et sexualité ». L’APF organise chaque année depuis 2013 la Nuit de la RSE, qui réunit plus de 1 000 professionnels autour d’un sujet de responsabilité sociale/sociétale – La première édition avait pour thème « Le handicap et l’entreprise, RSE et diversité ». L’objectif est d’échanger sur les démarches responsables des entreprises tout en valorisant les meilleures pratiques. Des « RSE Awards » y sont remis, dans trois catégories diffé- rentes afin de récompenser les meilleures initiatives en la matière. Plus de 40 projets étaient présentés en 2017. Le réseau Gesat organise en 2018 la quatrième édition des Trophées HandiResponsables. Ces derniers ont pour objectif de valoriser des expériences remarquables au sein du secteur protégé et adapté (ESAT, EA ou groupement d’ESAT et/ou d’EA). Les quatre trophées sont décernés aux entreprises répondant à au moins l’un des trois critères suivants : la coopération (« prestation remarquable en matière de travail collectif/en réseau »), l’adaptation (« Prestation remarquable en termes d’adaptation à la demande des clients par le développement de nouveaux produits, services et/ou la mise en place d’un nouveau process »), l’accompagnement (« prestation remarquable en matière d’accompagnement des travailleurs en situation de handicap »). La première édition des Trophées F d’OR Handicap en janvier 2016, organisée par Opcalia, a récompensé sept entreprises leaders dans l’intégration du handicap. Les différentes catégories sont « la sensibilisation », « l’innovation », « le GPEC en entreprise adaptée ou ESAT », « l’accessibilité », « l’alternance », « le tutorat » et « le maintien dans l’emploi ». Pour la première fois en mai 2018, cinq « Trophées Lumière de l’entreprise inclusive » seront décernés dans les locaux de l’université Lyon 2 dans le cadre du colloque « Le handicap au prisme des médias : une optique inclusive ? ». Le règlement précise que « ces trophées récompensent et mettent à l’honneur les initiatives inclusives des entreprises. Ils promeuvent des actions permettant aux personnes en situation de handicap d’exercer, de manière effective, leur droit à une vie professionnelle, comme y engage la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées ». Ces trophées donnent ainsi l’opportunité de valoriser les politiques handicap et les réalisations innovantes.

( 10 avril, 2018 )

La compétition hôtelière

L’un des aspects les plus importants de l’étude de marché est la concurrence sur le marché de l’hôtellerie. Indépendamment de la taille du marché, vous devez déterminer qui sont vos concurrents, et si le marché est suffisamment grand pour soutenir votre entrée. Une analyse de la concurrence sur le marché de l’hôtellerie devrait répondre aux questions suivantes: Quel est le taux d’occupation moyen (saisonnier) de la zone environnante? Idéalement, plus le taux d’occupation est élevé, mieux c’est, car cela suggère une barrière d’entrée moins importante. Qui sont mes principaux concurrents? Identifiez ceux qui ont la plus grande part de marché, ainsi que ceux qui offrent des services similaires. Vous voulez établir un créneau dans le segment de marché plus vaste qui est mal desservi et le combler. Par exemple, votre recherche révèle que la concurrence est axée sur le secteur des entreprises, mais ne parvient pas à répondre aux familles qui visitent le parc à thème à quelques kilomètres. Quelles tendances travaillent pour / contre moi? Si la concurrence est rare, il pourrait y avoir de bonnes raisons. Bien qu’il puisse y avoir un marché important aujourd’hui, si le marché a tendance à baisser depuis plusieurs années, vous pouvez vouloir reconsidérer. Dans ce cas, recherchez des marchés qui offrent des opportunités de croissance. Vous pouvez déterminer les tendances en consultant l’American Hotel and Motel Association. Maintenant que vous avez posé les plus grandes questions, il est temps de commencer votre analyse. Dans le passé, j’ai utilisé les universités locales pour fournir les données pour ma recherche. Les paramètres importants à rechercher comprennent les points d’intérêt, la taille de la population et les tendances, ainsi que les commodités actuelles offertes par vos concurrents. Séparez les marchés des affaires et des loisirs afin de déterminer qui est le mieux servi par vos concurrents (ils ne sont souvent pas la même chaîne) et lesquels vous êtes le plus susceptible de réussir. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste sur les plus beaux hotels du monde.

( 3 avril, 2018 )

Des résultats tangibles grâce au soutien de l’UE aux réformes structurelles en Belgique

La Belgique bénéficie d’apports des Fonds structurels et d’investissement (Fonds ESI) et peut recevoir jusqu’à 2,7 milliards d’EUR d’ici à 2020. Cela représente environ 3 % de l’investissement public annuel sur la période 2014-2018. Au 31 décembre 2017, une enveloppe estimée à 1,9 milliard d’EUR (69 % de la dotation totale) avait déjà été allouée à des projets sur le terrain. 15 669 entreprises ont ainsi pu recevoir une aide, ce qui a permis de créer environ 8 000 équivalents temps plein supplémentaires. Les Fonds ESI aident à relever les défis en matière de politique structurelle et à mettre en œuvre les recommandations par pays. Ce faisant, ils contribuent à atteindre les objectifs fixés pour 2020 en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des activités qui ne relèvent pas du SEQE, notamment dans les domaines des bâtiments et du transport urbain. Environ 38 % des Fonds ESI sont consacrés au soutien d’actions dans le domaine de l’emploi, de l’inclusion sociale et de l’éducation, qui aideront la Belgique à atteindre ses objectifs au titre de la stratégie Europe 2020 (réduction de la pauvreté, réduction du décrochage scolaire et augmentation du taux d’emploi à 73,2 % d’ici à 2020). Dans ce contexte, une attention particulière est accordée aux jeunes, notamment grâce à la mise en œuvre de l’«initiative pour l’emploi des jeunes» en Wallonie et à Bruxelles. Plusieurs réformes ont déjà été entreprises en tant que préalable à une aide des fonds ESI. Les fonds ESI ont contribué à mettre en œuvre un certain nombre de réformes structurelles en 2015 et 2016, au titre des conditions ex ante et au moyen d’investissements ciblés. Il s’agissait notamment de mettre en place des stratégies régionales de spécialisation intelligente. La Belgique promeut le recours au Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI). En décembre 2017, les opérations approuvées au titre de l’EFSI représentaient un volume total de financement s’élevant à 1,9 milliard d’EUR, ce qui devrait générer au total 5,8 milliards d’EUR d’investissements privés et publics. Plus précisément, 16 projets ont été approuvés à ce jour dans le cadre du volet «Infrastructures et innovation» (dont 10 projets réunissant plusieurs pays) et bénéficient d’un milliard d’EUR de financements de la BEI au titre de l’EFSI qui devrait générer environ 4,6 milliards d’EUR d’investissements. Dans le cadre du volet PME, 8 accords avec des intermédiaires financiers ont été approuvés à ce jour. Les financements du Fonds européen d’investissement rendus possibles par l’EFSI s’élèvent à 256 millions d’EUR, ce qui devrait générer au total plus de 1,1 milliard d’EUR d’investissements. Ce soutien bénéficiera à plus de 4 400 petites entreprises ou jeunes pousses. L’énergie arrive en tête, pour ce qui est du nombre d’opérations et du volume de financement approuvés, suivie de la RDI, des PME et du numérique. S’ajoutent aux Fonds ESI des financements octroyés au titre du programme Horizon 2020, du mécanisme pour l’interconnexion en Europe et d’autres fonds gérés directement par l’Union. À la fin de l’année 2017, la Belgique avait signé des accords à hauteur de 482 millions d’EUR pour des projets s’inscrivant dans le cadre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe. La Belgique a également bénéficié de 341 millions d’EUR sous la forme de subventions de projets au titre d’Horizon 2020 accordées en 2017.

( 6 février, 2018 )

Un Dogfight entre amis

Cette année, j’ai reçu mon cadeau de Noël avec un peu d’avance. Mais quel cadeau ! Un combat aérien. Pas une simulation. Dans un authentique appareil. Où j’étais aux commandes ! L’animation a pris place à Saint Estèphe (dans le Médoc, caouèc !). J’y suis allé avec un ami et c’est ainsi que nous avons atteint le petit aéroclub vers neuf heures et demi : un immense terrain gazonné qui allait nous servir de piste d’envol. Nous avons été accueillis par un véritable pilote de chasse : « Gégé », qui a presque cinq mille heures de vol à son actif. Nous avons partagé un petit déjeuner ensemble, puis avons enfilé nos combinaisons de vol. Avec nos allures de Top Gun, nous nous sommes ensuite installés dans le grand canapé et Gégé nous a expliqué le principe du duel aérien. Mon ami et moi suivions attentivement : nous allions passer au sérieux juste après ! Avant de nous lancer, nous avons dégusté une bonne plancha en discutant d’aviation. Le second pilote nous a rejoints, puis nous sommes montés à bord de nos avions respectifs : nous à l’avant, et nos instructeurs à l’arrière. En avant la musique ! Bon, au début, je ne me sens pas trop en confiance : je n’ai encore jamais réalisé un vol sur un appareil aussi petit. Et croyez-moi, ça remue ! La moindre rafale bouscule l’appareil. Mais on s’y fait rapidement, d’autant que c’est sublime à vivre ! Ca paraît bête à dire, mais les sensations sont bien plus grandes que celles qu’on peut éprouver sur un appareil de ligne. En fait, voler sur un Airbus n’est pas vraiment voler, c’est juste passer d’un point A et un point B. Rien de tel, ici. Les sensations sont au rendez-vous. La verrière de l’habitacle permet de voir partout à la fois : et il vaut mieux, puisqu’on va passer une partie de son temps à chercher son ennemi ! Nous débutons par une évolution en patrouille serrée pour nous habituer au pilotage. Mon ami dans l’autre avion me fait un signe que « rigoureusement ma mère m’a défendu de nommer ici ». Si je le vois si bien, c’est que nous sommes à quelques mètres l’un de l’autre ! Let’s go : l’attaque débute ! Je saisis le manche de l’appareil et essaie de mettre mon rival dans le viseur. Pas arrangeant, celui-ci file continuellement. Mais après quelques minutes de tentatives, je réussis finalement : je shoote l’appareil ennemi et constate qu’une traînée de fumée s’en échappe. Cible atteinte ! Parce que oui, ils ont recrée la simulation à ce niveau de détail : les tirs lasers dégagent des fumigènes. Extraordinaire. J’entame une petite danse de la victoire sur mon siège. Pourtant, le moment est mal choisi pour se relâcher. Car c’est l’heure de renverser les rôles. A moi de devenir le fuyard ! Quel pied, les amis. Au final, deux vols de près de 50 minutes, durant lesquels nos instructeurs nous ont offert un peu plus de liberté à chaque minute. Vers la fin, nous étions seuls en plein ciel, mano a mano. Un dogfight inoubliable ! A lire sur le site internet de cette activité de pilote de chasse

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( 31 janvier, 2018 )

Le bien être du corps et de l’esprit

Parmi les facteurs les plus importants qui conduisent au bien-être du corps et de l’esprit, il faut compter une quantité suffisante de sommeil. Cela a fait l’objet d’une enquête minutieuse par le Dr Dukes de Rugby et Mlle Alice Ravenhill. Ces deux observateurs formés et attentifs s’accordent à dire que la majorité des jeunes se reposent trop peu et dorment. Nous devons nous rappeler que même si les adultes adultes se reposent quand ils peuvent l’avoir dans la journée, les jeunes sont trop actifs, et parfois trop agités, pour se reposer du cerveau ou des muscles, sauf pendant le sommeil. Dans les premières années de l’adolescence, dix heures de sommeil ne sont pas trop; même un adulte en plein travail devrait avoir huit heures, et plus encore est nécessaire pour l’adolescent qui grandit, se développe continuellement et ne se repose jamais. Malheureusement, même dans les pensionnats des classes aisées, l’offre de sommeil est trop limitée, et pour les enfants des pauvres, dont les foyers sont loin d’être confortables et qui ont l’habitude de faire à peu près leur les anciens font, la nuit commence rarement avant onze ou même douze heures. C’est l’une des choses les plus tristes de Londres de voir des petits enfants danser sur le trottoir devant les cabarets jusqu’à une heure très tardive, tandis que des groupes de garçonnets et de filles hoydenish se tiennent au coin des rues la moitié de la nuit. Il n’est pas étonnant que le matin les trouve lourdes et non rafraîchies, et que le travail scolaire souffre gravement du manque d’attention et d’attention vigoureuse que pourrait procurer une bonne nuit de sommeil.  On fait beaucoup de mal en permettant aux enfants de ramener le travail à la maison avec eux de l’école; si possible, le travail de la journée devrait se terminer avec les heures d’école, et le peu de loisir devrait être consacré à l’exercice sain ou au sommeil.  Surpeuplement. – En considérant la question du sommeil adéquat, il serait bon de penser aux conditions d’un sommeil sain.  Pour que le sommeil soit rafraîchissant et sain, le dormeur doit avoir un lit confortable et une abondance d’air frais. Malheureusement, la grande majorité de notre population, tant dans la ville que dans la campagne, ne bénéficie pas de ces avantages. Dans la ville comme dans la campagne, il y a une grande carence de logements convenables à des loyers qui peuvent être payés avec le taux habituel des salaires. En conséquence, les familles sont regroupées en une, deux ou trois pièces, et même dans le cas de personnes bien au-dessus du statut de journaliers et d’artisans, c’est l’exception et non la règle pour chaque individu d’avoir un lit séparé. La question de la ventilation est certainement mieux comprise qu’elle ne l’était il y a quelques années, mais laisse encore beaucoup à désirer, et il y a toujours une nécessité urgente de prêcher l’évangile de la fenêtre ouverte.

( 22 décembre, 2017 )

Troisième conférence d’Islande sur la presse

Suite à un meeting à Reykjavik, je souhaite revenir sur l’analyse d’un auteur qui s’est employé à nier l’intérêt du brand content et à mettre en lumière son manque de moralité. Le procès n’est pas nouveau, et la critique faite aux marques de s’accaparer le métier des médias traditionnels est relativement fréquente. Personne ne s’en offusque, car il est normal que les médias l’aient un peu mauvaise, de voir débarquer des concurrents aussi redoutables sur leur terrain. Néanmoins, cette critique, surtout quand elle vient de certaines autorités autoproclamées, est un peu lassant. Et l’idée derrière leur argumentation est franchement écoeurante. Leur diatribe est en effet souvent (pour ne pas dire systématiquement) construite sur la croyance qu’il y aurait au sommet des têtes pensantes, qui savent, et qui le public, prisonnier de l’obscurantisme et qui doit être éduqué. Je n’aime pas cette idée qu’il faut empêcher les consommateurs de se faire entortiller par les marques, incapables qu’ils seraient de faire la différence entre une publicité dissimulée et du vrai contenu. D’autant que l’expérience que j’ai des consommateurs dans mon travail, c’est qu’ils sont en fait parfaitement conscients des mécaniques de la communication marketing. Sans qu’il soit besoin de leur expliquer, ils savent parfaitement identifier des contenus à vocation commerciale, des contenus à vocation éditoriale, et des contenus hybrides. Pour autant, je ne dis pas que les inquiétudes vis-à-vis de cette mutation de l’éditorial soient illégitimes : je pense tout particulièrement aux contenus de marque à l’intention des petits, qui peut poser problème. Il y a selon moi des espaces à préserver à tout prix de la présence des marques. Cependant, toutes ces précautions ne doivent pas servir d’alibi pour nier au consommateur le pouvoir de juger de lui-même des contenus fournis. La condition fondamentale est la nécessité de pouvoir identifier qui s’adresse à lui, et dans quel but. Pour le reste, c’est à lui de juger. Le consommateur a pris le contrôle, et il n’y a pas de raison que ce pouvoir ne s’étende pas aussi aux médias habituels. Les marques peuvent à mon sens réaliser des contenus aussi qualitatifs que les médias. Et c’est au consommateur seul d’en décider. Ce meeting a illustré encore une fois combien les médias classiques s’inquiètent de l’avènement de cette concurrence. Mais il leur incombe de confirmer leur adresse dans le domaine, car ils ne peuvent certainement plus se réduire à la claironner à tout bout de champ ! Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur de ce séminaire en Islande.

( 19 décembre, 2017 )

La menace croissante du populisme et la faiblesse de la réaction

Plutôt que de s’opposer à la montée des populismes, trop de responsables politiques paraissent avoir perdu confiance dans les valeurs portées par les droits humains et ne les soutiennent que timidement. Peu de dirigeants ont encore le courage de les défendre vigoureusement, à l’exception notable de personnalités comme la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre canadien Justin Trudeau ou le président américain Barack Obama. Certains dirigeants paraissent s’être enfoui la tête dans le sable, dans l’espoir que la tempête populiste s’essouffle. D’autres, quand ils ne cherchent pas à profiter des passions populistes, semblent espérer que l’émulation entre populistes finira par tempérer l’ascendant de ces derniers sur les électeurs. Au Royaume-Uni, la première ministre Theresa May a ainsi dénoncé « les juristes activistes et droits-de-l’hommistes de gauche » qui osent s’en prendre aux forces britanniques en dénonçant des cas de torture en Irak. En France, le Président François Hollande s’est inspiré du Front national pour proposer de déchoir des binationaux de leur nationalité française au nom de la politique de lutte contre le terrorisme – une initiative qu’il a abandonnée par la suite et dit regretter. Aux Pays-Bas, le gouvernement soutient des mesures restrictives quant au port du voile intégral par les femmes musulmanes. De nombreux dirigeants européens soutiennent désormais l’appel à fermer les frontières européennes lancé par le premier ministre hongrois Viktor Orban, abandonnant les réfugiés à leur sort. Imiter ainsi les populistes ne fait que renforcer et légitimer les politiciens qui s’attaquent aux valeurs des droits humains.

( 23 novembre, 2017 )

Débuts de pilote

Piloter un avion a toujours fait partie de ma liste de trucs à faire avant de mourir. Et je peux enfin la rayer de ma liste. Car samedi dernier, alors que j’étais en week-end à Cannes, j’ai réalisé une initiation au pilotage d’avion, au terme de laquelle j’ai pu voler une heure à bord d’un petit Robin DR400. Et je dois dire que j’ai bien apprécié cette équipée dans les hauteurs ! Je m’attendais à ce que piloter un avion soit dur, mais en réalité, c’est une vue de l’esprit : c’est très facile, au contraire ! En fait, le pilote m’a même informé qu’on peut obtenir son PPL bien avant d’avoir son permis de conduire : ça vous donne une idée combien c’est possible ! En effet, il est non seulement plus facile de voler que de rouler sur une route (après tout, il n’y a ni vitesses ni embrayage dans un avion), mais il y a aussi beaucoup moins d’obstacles ! Ce qui fait qu’au final, il est possible de passer sa licence… dès 15 ans ! En fait, depuis que j’ai fait ce vol, j’ai commencé à me demander pour quelle raison je ne l’ai pas fait avant : ce n’est pas comme s’il n’y avait pas un aérodrome à 10 kilomètres à peine de chez moi ! Alors pourquoi a-t-il fallu que je passe à l’acte si loin de chez moi, alors que j’étais chez des amis ? C’est d’autant plus agaçant que c’est systématique. C’est quasiment une règle, même : c’est lorsqu’on est en vacances qu’on fait de nouvelles expériences. Je ne sais pas pour quelle raison. Qui sait, peut-être est-ce le fait de sortir du cadre habituel : cela réveille peut-être d’une certaine façon notre soif d’aventure. Mais c’est dommage, dans le sens où l’on passe un peu plus de temps chez soi que l’inverse. Je pense que je vais donc faire un effort pour faire un peu plus souvent des activités nouvelles autour de chez moi. Pour résumer : « you shall not pass, plan-plan ! » Je vous mets en lien le site où j’ai déniché mon stage de pilotage d’avion à Cannes, pour ceux qui se sentiraient une âme d’Icare. Retrouvez plus d’informations sur l’organisateur de cette expérience de baptême de l’air en avion.

( 22 novembre, 2017 )

Quelle fréquentation des mosquées ?

La fréquentation des mosquées est une question importante. La représentation sociale des musulmans repose aujourd’hui sur le CFCM, dont la composition dépend en partie de l’importance des différents lieux de culte. Par ailleurs, les mosquées sont une interface, présentées dans le débat public à la fois comme des lieux de diffusion des idéologies radicales et des lieux d’enseignement du religieux et de la langue arabe. Elles occupent donc une place importante dans l’ensemble des dynamiques étudiées. Selon les données de notre enquête, environ 30 % des 1 029 répondants musulmans ne se rendent jamais à la mosquée. De plus, 30 % supplémentaires ne s’y rendent que pour les grandes célébrations du ramadan ou moins souvent. Ce sont donc près de 60 % des musulmans qui ont un rapport distancié ou inexistant avec les lieux de culte. Environ 15 % des musulmans se rendent à la mosquée une fois par semaine, généralement pour la prière du vendredi. Les pratiquants les plus assidus représentent environ 12 % de la population musulmane. Ces derniers se rendent plusieurs fois par semaine dans les lieux de culte, et 5 % des individus déclarent s’y rendre quotidiennement. Si le lien aux lieux et institutions cultuels apparaît relativement distendu, cela ne signifie pas que la religiosité est absente de la vie d’une majorité de musulmans. Au contraire, la pratique de la prière, y compris l’usage des cinq prières quotidiennes est répandue, même chez les individus ne fréquentant pas ou peu les mosquées. Si plus de neuf individus sur dix qui se rendent chaque jour à la mosquée respectent les cinq prières quotidiennes, c’est également le cas de 50 % des musulmans ne se rendant dans les lieux de culte que pendant le ramadan, et de 45 % de ceux s’y rendant moins souvent. On constate donc, là encore, le développement d’une religiosité importante mais relativement indépendante des institutions, des lieux de culte et des structures musulmanes, tout en aspirant à une piété forte et à la reconnaissance de pratiques religieuses ayant trait à l’organisation de la vie collective au quotidien.

( 20 octobre, 2017 )

En cuisine avec une Top chef

Ceux qui me connaissent le savent : je ne suis pas un as en cuisine. Si je donne le change pour réaliser des plats simples, je suis loin d’être Marc Veyrat aux fourneaux. Et ma famille me l’a souvent fait remarquer, à force d’être reçue avec un plat de spaghettis ! Pour mon dernier cadeau, mon entourage m’a payé cette expérience : un cours de cuisine à Besançon. Dites-moi : je dois y voir un sens caché, selon vous ? Je me suis donc rendu à Besançon pour prendre du galon dans le domaine. Le chef cuistot qui nous a reçus était un jeune passionné, fort de plusieurs expériences dans de grandes cuisines.Le programme du cours visait à préparer un menu complet, qu’on pouvait ensuite déguster à table. Lors de ce cours, j’ai parmi d’autres plats pu en réaliser un qui mérite un mot : un milles feuilles de crabe ! Oui, croyez-moi : le résultat est aussi plaisant et savoureux que ce que vous pouvez imaginer d’après le nom, c’est un régal pour les papilles. Demain, je vais préparer ce plat pour le faire goûter à mon entourage. J’ai hâte d’observer leurs réactions ! Cette idée de cours de cuisine va leur faire autant plaisir à eux qu’à moi. Car le chef cuistot lui-même m’a félicité pour mille feuilles, lors de l’atelier. Nous avons au final dégusté nos oeuvres autour d’une table, tous très fiers de notre travail (certains l’étaient même à tel point qu’ils prenaient leurs plats en photo pour l’envoyer à leurs amis !). Après ces trois heures épiques d’apprentissage, j’ai effectué une promenade digestive dans les rues de Besançon, une ville que je connaissais avec le recul très peu. Certes, j’y vais souvent pour le travail, mais je ne me souviens pas avoir un jour pris le temps de l’explorer pour le plaisir. C’est ainsi que j’ai arpenté bon nombre d’artères dans lesquelles je n’étais encore jamais allé. Si la journée était venteuse et froide, cette balade était indispensable : il fallait refroidir la tête d’un chef cuistot qui venait de naître ! Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur cette activité de ce cours de cuisine à Valence chez Anne-Sophie Pic qui est très bien fait sur le sujet.

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